La Mécanique des Dessous

Si vous êtes de passage à Paris le weekend prochain, 22-24 novembre, je vous conseille d’aller voir l’exposition de la Mécanique des Dessous au Musée des Arts Décoratifs car c’est le dernier weekend ! Vous avez peut-être vu les affiches un peu partout dans le métro, et si vous hésitiez un peu, j’espère que cela vous convaincra d’y aller.

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Next weekend will be the last weekend of this exhibition (22nd-24th November): La Mécanique des Dessous. This exhibition is about the underwears from the 17th century to the 21st century , both for men and women. If you happen to be in Paris, next weekend, it is in Museum les Arts Décoratifs, in the building of the Louvre Museum and it will be the last weekend !

Here is a preview of what you could see there.

faux culsfaux culs 2 la mécanique des dessous

Après les faux-culs, les corsets pour enfants. Du 17ème au 19ème siècle, on avait la croyance commune que les corps d’enfants étaient mous. Il fallait donc les maintenir pour qu’ils grandissent avec des corps droits, car à corps droits et bien tenu, morale vertueuse.

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After the bustles, here are corsets for children.Between the 17th and 19th century, people believed that children’s bodies were flabby and had to be maintained. Children were wearing corsets to maintain a straight bearing, and it was all the more important since a straight body was synonymous with a virtuous mind.la mécanique des dessous

De belles broderies sur des corsets et robes d’intérieur.

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Beautiful embroideries on corsets and interior dresses.

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Certains mécanismes nous permettent de voir comment les artifices fonctionnaient en mouvement.

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Some mecanisms unable us to see how the underwears work in movement.

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A la fin de l’exposition, des robes de créateurs modernes explorent cette thématique des artifices et de l’emprisonnement des corps. Dans l’ordre, Alexander MacQueen, Alexander McQueen, Dolce & Gabbana, Iris Van Herpen.

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At the end of the exhibition, modern creators’ dresses explore the theme of artifices and imprisonment of the body. In the order of apparition, Alexander MacQueen, Alexander McQueen, Dolce & Gabbana, Iris Van Herpen.

Alexander Mc Queen

Alexander McQueen est connu pour ses provocations et ses inspirations puisées dans la mode anglaise élisabethaine. Ci-dessus, un bel exemple d’une réinterprétation historique et ci-dessous, cette robe très controversée en cuir -véritable sculpture moulée- qui montre un corps à même la peau avec toutes ses irrégularités, mélant virilité et féminité. Cette robe, contrairement à son rôle devêtement sensée cacher les corps, montre au contraire plusieurs corps non dissimulés sous cette matière animale brute.

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Alexander McQueen is famous for his provocations and inspirations from the Elizabethan fashion. Here-above, a pretty example of a historical dress reinterpretated, and here-below, this very controversial leather dress – a molded sculpture – that shows an irregular body both male and female. This dress plays the opposite role of that of a garment  supposed to hide nudity, and presents many bodies under this animal raw material.

Alexander Mc Queen 2

Dolce Gabana

Et cette robe pour finir – mais pas des moindres- : une sculpture en plexiglas d’Iris Van Herpen.

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And last but no least, this beautiful plexiglas sculpture from Iris Van Herpen.iris van herpen

L’exposition nous montre également des corsets en fer du Moyen-Age, véritables instruments de tortures, et nous explique très clairement l’évolution des silhouettes au cours des siècles : de la silhouette en sablier du 18ème, à la silhouette empire du début 19ème, la silhouette avec une cambrure en S de la moitière du 19ème siècle et la libération progressive des corps avec l’abandon des carcans diverses.

L’exposition se finit néanmoins sur une note qui nous fait rire jaune : une vidéo montre un chirurgien exposer ses différentes canules pour retirer la graisse du corps de ses patientes. Histoire de nous montrer que les carcans ont peut-être disparus (à part peut-être le soutien-gorge), mais que les diktats sociaux d’un corps normé sont toujours bel et bien vivaces.

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The exhibition also presents iron corsets from the Middle-Age and explains us very clearly how the figures evolved throughout the centuries : from the hourglass-shaped silhouette of the 18th century, the « Empire » silhouette at the begining of the 19th, the S-bend shaped silhouette of the mid-19th and the progressive liberation of bodies and disappearance of confinements.

However, the exhibition ends on a sour laughter : on a video, a surgeon shows us the different tools he uses to remove the grease from his patients. Just to remind us that even if the confinements have disappeared (except for the bras), the social dictums of a normative body are still very vivid.

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La fête de la Madeleine en Provence

Chaque année, les Châteaurenardais perpétuent la tradition de la charrette de la Madeleine dans le nord des Bouches du Rhône. A ne pas confondre avec les fêtes de la Madeleine de Mont-de-Marsan dans les Landes, qui célèbrent la patronne de la ville en juillet, la charrette de la Madeleine est unique au monde car elle est laïque et républicaine.

D’origine purement provençale, la charrette défilait déjà au Moyen-Age pour marquer la fin des travaux lourds des champs. Depuis le 17ème siècle, la charrette est organisée tous les premiers dimanches d’août par la confrérie des Jardiniers, devenue en 1907 la confrérie des Maraîchers.

Les charretiers préparent la charrette toute la journée du samedi avec leur famille. Les femmes enfilent sur des bouts de ficelles des haricots, des poivrons, et autres légumes, que les hommes viennent ensuite fixer à la charrette, avec du buis récupéré dans le maquis, ainsi que près de 3000 glaïeuls rouges.

(See English translation in the end)

charrette de la madeleine - Provence

fete de la madeleine, chateaurenard

Le dimanche matin juste avant le défilé, tout le monde est invité à petit-déjeuner par les charretiers à l’ombre des platanes – au menu : andouillette, saucisse, rosé et croissants-café-. Les 80 chevaux de trait sont harnachés à la sarrasine pendant près de deux heures, et enfin, on monte le buste de la Marianne républicaine sur la charrette à 10h30, juste avant qu’elle ne parte faire le tour de la ville de Châteaurenard.

charrette de la madeleine, chateaurenard

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Dans la région, d’autres confréries sont présentes et actives comme les confréries de Rognonas, ville de 4 100 habitants, limitrophe d’Avignon. Il existe une confrérie pour chaque charrette à Rognonas : la confrérie de St Eloi, la confrérie de St Roch, le Bon Ange et la Charrette de la Brebis – mais toutes sont d’origine religieuse.

Petite anecdote à Châteaurenard où cohabitent la charrette républicaine de la Madeleine et celle, religieuse de la Saint-Eloi : de nos jours les chevaux de trait se faisant rare, les confréries de la Madeleine et de la St-Eloi châteaurenardaises se partagent les chevaux. Il est arrivé que les charretiers de la Madeleine peignent les sabots des chevaux en rouge, la veille du défilé de la Saint-Eloi.

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Ces traditions de charrettes sont restreintes au triangle au nord des Alpilles : de Saint-Rémy de Provence à Rognonas, en passant par Beaucaire, Mollégès, Maussane, Maillane, Noves et Eyragues. A Carpentras, pourtant seulement à 20 kilomètres au nord d’Avignon, ces traditions se sont éteintes au XIXème siècle. Les mairies ont essayé de relancer les confréries, mais les jeunes générations n’ont pas repris le flambeau après cette rupture.P1080115@Pola(20130804213928) P1080123@Pola(20130804214027)

Les hommes portent le béret et la taillole (ceinture) rouges, le pantalon bleu et la chemise blanche, et bien entendu la cocarde pour rappeler la caractère républicain de la charrette.

On appelle « bayle » l’homme qui mène le cortège des 80 chevaux. Les autres membres de la confrérie des Maraîchers sont debout sur leurs chevaux et font claquer leur fouet pendant le défilé, ou encadrent la marche.

Il revient à la baylesse, la femme du bayle, de placer le buste de la Marianne sur la charrette, puis le bayle vient accrocher l’écharpe républicaine.

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Each year, the inhabitants of Châteaurenard continue the tradition of the wain of the Madeleine in Provence. You should not mistaken it with the celebration of Madeleine in Southern Western France which is a religious celebration, whereas the wain of the Madeleine is secular and republican.

The wain of the Madeleine was born in Provence, in the Middle Ages, where it would celebrate the end of the works in the fields. Since the 17th century, the wain is organised every first Sunday of August by the guild of Gardeners, that became in 1907 the guild of Market Gardeners (« maraîchers »). The carters prepare the wain the whole Saturday with their families. The women sew up beans, peppers and all types of vegetables. Then, the men fix the vegetables on the wain, with box tree found in the scrubland, and about 3 000 red gladiolus.

Sunday morning, just before the parade, everyone is invited to share breakfast with the carters under the plane trees – au menu : andouillette, sausages, rosé, croissants and coffee-. The 80 work horses are dressed up with Saracen style decorations, and finally, near 10h30, the bust of the French Republican symbol Marianne is installed on the wain, just before going through the town of Châteaurenard.

In the area, there are others guilds who organize wains, as in Rognonas (4 100 inhabitants)  where you can find the guild of St Eloi, the guild of St Roch, the Bon Ange (« good angel ») and the wain of the Ewe, all them with religious origin. The little story is that in Chateaurenard, where both religious (St Eloi) and secular (Madeleine) guilds share their work horses for the parades, it happened that the Madeleine guild would paint the hoofs in red to taunt the religious guild with this socialist color, the day before the religious parade.

This wain tradition is limited to a triangle in the North of Alpilles in Provence: from Saint Rémy de Provence to Rognonas, including Beaucaire, Mollégès, Maussane, Noves and Eyragues. In Carpentras however, only a few kilometers in the north of Avignon, those traditions died in the 19th century. The city halls had tried to revive the guilds, but the young generations did not take over from the eldest.

In Châteaurenard’s guild of the Gardeners, the men wear red hat and belt (« taillole » in regional language), blue pants and white shirt, and of course, the cockade to remind the Republican origin of the wain. The leader of the parade is called a « bayle » and the other carters walk along the horses or stand up on their backs while whistling  their whips. The « baylesse », the wife of the bayle, is entitled to place the bust of Marianne on the wayn, and her husband, the bayle, must then place the Republican French flagged scarf on Marianne.

Forget Me Not, Boutique de sacs vintage – Rencontre

Rencontre avec  Hafi Barron

Fondatrice de Forget Me Not, boutique de sacs vintage                                            

 

Forget Me Not est une boutique au plein cœur du deuxième arrondissement parisien où l’on peut trouver des sacs vintage en excellent état. Ici, point d’étagères encombrées de sacs poussiéreux, au cuir froissé et aux anses décousues, mais un design moderne et épuré qui met en valeur ces pièces uniques.

Bonjour Hafi, vous êtes la fondatrice de Forget Me Not, comment avez-vous eu l’idée d’ouvrir cette boutique?

J’ai toujours porté des pièces Vintage que je chine depuis mon adolescence, particulièrement des manteaux et des sacs, ma faiblesse. Je n’avais pas particulièrement conscience de « porter du vintage », je pense que c’était avant tout une question d’argent. J’allais aux puces à Saint Ouen qui n’étaient pas chères à l’époque, et je dénichais toujours des trésors : des vestes cintrées, une veste d’homme en tweed, un manteau des années 1930.  J’ai acheté des sacs petit à petit, au fur et à mesure de mes trouvailles.

 Et après une carrière plutôt classique dans l’analyse marketing et les relations publiques, l’idée d’ouvrir un magasin dédié aux sacs Vintage m’est venue d’un seul coup. Puis, j’ai commencé à faire des recherches, à me cultiver dans la matière, et à me constituer un réseau, à rencontrer des grossistes.

forget me not

Vos sacs sont vintage et pourtant en excellent état, comment faites-vous ?

Quand je fais les foires, j’essaie d’avoir l’œil pour trouver la belle pièce que je vais pouvoir nettoyer. Une fois que je les ai trouvés, cela prend un certain temps de les nettoyer un à un : parfois la surprise est mauvaise car je n’arrive pas au résultat escompté, mais la plupart du temps, j’arrive à retrouver un bon état de la pièce.

Et puis je tenais à avoir un magasin moderne, clair, où chaque pièce soit mise en valeur. Dès le début, il était important pour moi de ne pas faire une friperie parmi les friperies, qui sentirait la poussière avec des objets qui s’amoncellent.

forget me not

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Que pensez-vous de la mode du Vintage qui sévit depuis quelques années ?

Je pense que c’est cyclique de toute manière, mais c’est peut-être une tendance qui se renforce avec la prédominance de grandes chaînes comme Zara, H&M : je crois que les gens ont envie d’avoir une pièce unique et ne pas avoir dans la rue une dizaine de personnes avec le même sac. Et les maisons de couture s’inspirent beaucoup des lignes droites des années 1950-1960 pour les sacs à mains en ce moment.

Un sac préféré peut-être ? Une période ?

Pas vraiment, j’aime toutes les époques à partir du moment où les sacs sont petits et les lignes droites. J’apprécie moins la fin des années 1980 où le sac s’alourdit et s’amollit pour devenir trop gros dans les années 1990.

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Et pour finir, le En-Deux-Mots :

Une destination : New-York

Un vêtement : un manteau

Un sac : un sac structuré

Un créateur : Azzedine Alaïa, un des rares à avoir une vision nouvelle.

Un livre : Blink, Malcolm Gladwel

Un chanson : On the Road Again de Katie Melua

Un film : The Giant Mechanical Man, de Lee Kirk

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette jolie boutique, vous pouvez jeter un coup d’oeil sur leur site : http://www.forgetmenotparis.com/ , mais le mieux reste encore de vous rendre sur place =)

Informations : 90 rue de Richelieu, M° Richelieu Drouot ou Bourse

Horaires d’ouverture : 10h30-19h

Rencontre avec Marika Chapka

Rencontre avec Marika Chapka Créatrice de chapeau Printemps 2013 Marika, créatrice de chapeaux depuis huit ans, m’accueille aujourd’hui dans l’appartement où elle expose sa collection et où elle a aménagé son atelier. L’appartement est chaleureux, avec une magnifique porte marocaine dans l’entrée, … Lire la suite

Monet, Renoir, Chagall aux Carrières de Lumière

En redescendant d’un des plus beaux villages de France, les Baux-de-Provence, on tombe sur les Carrières de Lumière. En plein coeur des Alpilles, à quelques minutes de Saint-Rémy de Provence, ces anciennes carrières romaines rendues célèbres par Jean Cocteau sont désormais le cadre de superbes spectacles visuels.

La transformation des carrières a commencé en 1959 quand Jean Cocteau a décidé d’y tourner le Testament d’Orphée et le site a depuis continué à accueillir des spectacles audiovisuels.

carrières de lumière

Depuis 2011, la ville des Beaux de Provence a délégué la gestion de ces Carrières du Val d’Enfer à CultureEspace qui a complètement remanié la qualité des spectacles visuels.

Désormais les tableaux de peintres sont mis en mouvement en en musique, et les programmations principales sont accompagnées de petits films clôturant le spectacle.

La programmation change une à deux fois par an, et les murs haut d’une quinzaine de mètres se couvrent d’images qui évoluent comme un vieux film muet. La musique et la grandeur du site nous embarque dans les toiles de maîtres, et les scénaristes mettent toujours en scène ces tableaux de manière formidable, parfois en animant seulement un ou deux personnages.

Cette année, du 8 mars 2013 au 5 janvier 2014, vous pouvez voir Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée.

Carrières de Lumière - Renoir - Impressionistes

Carrières de Lumière – Renoir – Impressionistes

Carrières de Lumière

Les univers de chaque peintre convergent vers la Provence, sa lumière, ses pins tournés vers la Méditerranée. Ce spectacle nous présente tour à tour les Impressionnistes, les Fauves, Pierre Bonnard, Raoul Dufy, en finissant sur l’univers féérique et tourmenté de Marc Chagall.

La musique, choisie par Luca Longobardi, passe de l’ambiance des déjeuners sur l’herbe aux valses trépidantes des tempêtes en mer. Le spectacle s’ouvre sur un hommage à la Marseille du XVIIIème siècle peinte par Joseph Vernet.

Puis ce sont les rouleaux marins et les façades de bord de mer baignées de soleil.

Carrières de Lumière

Carrières de Lumière

On va et vient dans cette immense surface plongée dans l’obscurité. Parfois c’est le sol sous nos pieds qui s’illumine et se met en mouvement, parfois ce sont les enfants qui s’amusent à faire des ombres chinoises.

Carrières de Lumière

Carrières de Lumière

Les Carrières de Lumière

Succède aux baigneuses fauvistes l’intimité de Pierre Bonnard. Ses scènes intimistes où l’on voit sa femme, perpétuellement prise comme modèle, les natures mortes et les intérieurs tranquilles.

Raoul Dufy amène ensuite des couleurs vives et les tableaux se construisent étape par étape sous nos yeux. D’abord des tâches de couleurs, puis les traits noirs, épais, et enfin les détails. Les palmiers qui s’animent.

Carrières de Lumière - Pierre Bonnard

Et c’est Marc Chagall le dernier qui nous emporte chez lui, loin de son village natal d’Europe de l’Est, mais toujours plus loin dans sa conscience fantastique. Sa femme apparaît toujours en mariée dans des ciels de nuit, et les scénaristes ont pris soin d’animer son voile blanc qui flotte derrière elle.

Les Carrières de Lumière  - Marc Chagall

Les Carrières de Lumière – Marc Chagall

Les Carrières de Lumière  - Marc Chagall

Les Carrières de Lumière – Marc Chagall

Le spectacle coûte 9.50 € ou 7.50 € pour les tarifs réduits sur présentation d’un justificatif (étudiant, demandeurs d’emploi, groupe de 20 personnes, etc.), et vous pouvez avoir toutes les informations nécessaires à cette adresse :  http://www.carrieres-lumieres.com/fr/home

J’ai fait Gauguin et Van Gogh en Provence l’année dernière, et je ressors encore cette après-midi des Carrières des paillettes plein les yeux. Et dès que je rentre sur Paris, promis, je vais voir l’expo Chagall !

En attendant, si vous avez la chance de passer dans ce beau pays, ce lieu vaut vraiment le détour. Sans parler des Baux de Provence  à 200 mètres qui surplombent les Alpilles, les champs d’olivier et les masets en vieille pierre dans les champs.

La Fripe c’est chic !

Ce weekend avait lieu une édition de la Saperie Fine !

Qu’est-ce que c’est la Saperie Fine ? C’est une friperie itinérante qui ouvre ses portes une fois par mois à Paris, à chaque fois dans des endroits différentes. A l’initiative d’une styliste qui va chiner des pièces à NY, à Londres et dans d’autres capitales d’Europe, la Saperie Fine propose des pièces très vintage, très chouettes et très abordables !

La Saperie Fine

Et comme si ça ne suffisait pas, la Saperie Fine avait loué pour ce weekend les murs de la Cartonnerie, une ancienne tannerie dans le onzième arrondissement.

Comptez entre 5€ et 50€ en moyenne pour les vêtements homme et femme, bijoux, accessoires, coussins…

Je vous tiendrai au courant de la prochaine Saperie Fine =)

L’endroit était génial, avec sa cour intérieure, ses grandes baies vitrées, son ambiance à mi-chemin entre l’architecture Eiffel,  cabane en bois et loft urbain. Je ne parle pas des plantes vertes un peu partout qui nous faisait oublier qu’on était à Paris, le papier peint des années cinquante bleu clair, avec de grosses fleurs, et le bar mythique derrière la cour intérieure.

La Saperie Fine

J’ai craqué pour un petit pull manche courte avec un imprimé à fleurs jaune citron, vert et orange, et j’ai aussi emmené dans mes bagages une petite veste en lainage rose, avec encolures et détails sur le bout des manches en crochet bleu foncé… très vieille dame anglaise.

La Saperie Fine

Petit zoom sur ce lieu magique, la Cartonnerie est devenu un lieu que l’on peut louer pour de l’évènementiel avec ces 450 mètres carrés atypiques, au 12 rue Deguerry; Pour ceux qui veulent en savoir plus :  http://www.lacartonnerieparis.com/

La Cartonnerie

Brun de Vian Tiran, artisan Tisserand depuis 1808

Parce que les métiers d’antan et leur survie me fascinent, j’ai voulu faire un focus sur une maison artisanale : Brun de Vian Tiran. La maison est née dans ma région, le Vaucluse, à l’Ile-sur-Sorgue en 1808, de l’association de … Lire la suite

Haute Joaillerie mon amour

J’habite Place Vendôme, je travaille des métaux précieux, je pare les reines pour leurs mariages. Qui suis-je ? La Haute-Joaillerie bien sûr !

 Là où les ateliers abritent les « petites mains », d’autres ateliers voient grandir « les mains d’or ». Les  univers de la Haute Couture et de la Haute Joaillerie cohabitent, s’inspirent mutuellement et sont des sources de créativité sans fond.

Récemment, Paris a connu une ébulition joaillère. La maison Van Cleef & Arpels a présenté aux Arts Décoratifs,du 20 septembre 2012 au 10 février 2013, plus de 400 pièces issues de son propre musée ou de collections particulières, des années 1920 jusqu’à nos jours. Organisée par décennies, l’exposition présentait les contextes historiques où sont nés de nouvelles générations de bijoux, les spécialités techniques de la maison, telles que le serti mystérieux, le collier zip, ou encore la montre cadenas.

Affiche de l'exposition VC&A L'art de la Haute Joaillerie

pièces VCA

Le catalogue de l’exposition « Van Cleef & Arpels, l’art de la Haute Joaillerie » aux éditions des arts décoratifs, présentent les minaudières des années 1920, les sautoirs Alhambra tels que portés par Françoise Hardy dans les années 1970, les clips de la duschesse de Windsor des années 1930 ou encore les parures de la princesse Soraya dans les années 1950. Il y a des gouachés de bijoux, des anciennes commandes, des photos de la famille Arpels et des pages et des pages d’une vision de la Joaillerie artisanale.

Les Arpels dans leur boutique à Deauville en 1935

A la rentrée 2012, sous la verrière du Grand Palais et une mongolfière signée Karl Lagarfeld, il y a eu la Biennale des Antiquaires qui a rassemblés les plus grands joaillers : Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Chanel, Dior, Harry Winston, Chaumet, Piaget, Bulgari, et une grande première, le créateur Hong kongais : Wallace Chan.

Le Grand Palais et la mongolfière de Karl Lagarfield

Harry Winston, collier montre plumes de paon

Harry Winston

Boucheron montre cygne

 Wallace Chan est un petit nouveau dans la cour des vieilles maisons, car la maison date de 1987 (!) . Il s’est vite forgé une réputation au sein de la joaillerie internationale grace à sa « Titanium Jewellery ». Chacune de ses pièces rime avec génie sculpteur, créativité folle et le mot « unique » prend tout particulièrement son sens.

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Bague "Sonet of Love" - Wallace Chan

Bague « Sonet of Love » – Wallace Chan

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Wallace Chan, boucles d'oreilles

Wallace Chan

Des créations actuelles mais aussi des pièces anciennes sur les stands des antiquaires spécialisés en joaillerie : dès pièces signées Lalique, des parures des années 1920, des pierres précieuses exceptionnelles et surtout, un mélange des arts artisannaux qui laissent pantois.

Van Cleef & Arpels, Bracelets 1920's

Tout autant de motifs, d’associations de couleur, de volumes, des plongée dans les décennies antérieures, qui inspirent lors de la création de vêtements. Parce que dans la famille de l’artisanat français, lorsque l’on demande la soeur de la Haute Couture, la Haute Joaillerie répond présente !

Chevaux du Dala

Après une journée nuageuse à feuilleter un livre de recettes suédoises, j’ai eu envie de vous montrer ma collection de chevaux du Dala. Drôle de nom ?

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Les Chevaux du Dala viennent du comté de Dalécarlie, en Suède (Dalarna). Ces figurines en bois sont traditionnellement rouges, bleus, en bois naturel ou noir, et ornées de motifs bibliques. Ils ont été taillés dans ces montagnes suédoises pendant des siècles par les paysans l’hiver au coin du feu.

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 De nos jours, un entreprise les fabrique toujours à la main et en assurent l’authenticité par une étiquette sur le ventre. Situé à Nusnäs, l’atelier Grannas A. Olsson Hemslöjd perpétue ce savoir faire régionale qui, selon la légende, joua un grand rôle dans l’unification de la Suède.

46009_458287499253_8143122_n46009_458287509253_676778_nAprès deux ans à les collectionner et à les admirer dans toutes les boutiques suédoises où je mettais les pieds, je me suis essayée au bois.

Je n’ai pas cherchée à reproduire exactement la forme ou les motifs : j’ai préféré travailler plusieurs types de bois en réinterprétant la figurine nordique. Au lieu des bois massifs traditionnels, j’ai utilisé du bois de planche et du bois flotté directement ramassé sur les plages de Camargue, et pour les incrustations, j’ai choisi une pierre facile à tailler : le talc.

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