Léa Peckre ou le génie d’une créatrice de mode

Léa Peckre - Hyères 2011

Le Festival de Hyères a couronné en mai 2011, Léa Peckre, sortie de la prestigieuse école La Cambre. Le fondateur de La Cambre, Henry Van de Velde a notamment créé l’Ecole des arts décoratifs du grand-duché de Saxe-Weimar en 1906 … Lire la suite

Catherine Noury, Créatrice textile

Et voici un nouveau coup de coeur : Catherine Noury, une créatrice textile fabuleuse qui s’approprie le monde du miniature. Ses pièces sont raffinées et ses travaux d’aiguilles pleins de poésie. Une rêverie douce, végétale, colorée. Ouvrez les yeux et … Lire la suite

Le Petit Monde de Pÿr, création de bijoux

Cette semaine, je voudrais vous présenter une créatrice de bijoux : Pÿr. Pÿr, sur son site, Le Petit Monde de Pÿr, présente ses créations qui sont toutes des pièces uniques. Cette bijoutière parisienne travaille des matériaux nobles comme des matériaux … Lire la suite

Brun de Vian Tiran, artisan Tisserand depuis 1808

Parce que les métiers d’antan et leur survie me fascinent, j’ai voulu faire un focus sur une maison artisanale : Brun de Vian Tiran. La maison est née dans ma région, le Vaucluse, à l’Ile-sur-Sorgue en 1808, de l’association de … Lire la suite

Des créatrices venues de Russie

Un petit article pour un gros coup de coeur !

Deux créatrices venues de Russie : Yulia Yanina et Ulyana Sergeenko, et un effet de surprise et d’enchantement à chacune de leur pièce.

On imagine une grande fresque russe, une campagne septentrionale enneigée avec des filets de fumée s’échappant des datchas. Les tenues de ces deux créatrices russes reprennent les costumes traditionnels, jouent avec des tissus très riches et des contrastes de transparence et religiosité.  Un peu de la Russie de Masha Kurbatova.

Masha Kurbatova+inverno+sono

Souvenez-vous des contes illustrés d’Ivan Bilibine qui raconte les mésaventures de Vassilissa la très Belle ou d’Ivan le Tsarévitch, entendez les chants russes d’hiver, et plongez dans leurs univers. Oui cela fait beaucoup de clichés d’un coup, mais c’est que leurs robes nous apportent beaucoup d’histoire.

Ivan et l'Oiseau de Feu, Illustration Ivan Bilibine

Ivan et l’Oiseau de Feu, Illustration Ivan Bilibine

Vassilissa la Très Belle, Illustration Ivan Bilibine
Vassilissa la Très Belle, Illustration Ivan Bilibine

Vassilissa la Très Belle, Illustration Ivan Bilibine

Sur ce fond folklorique et ces réminiscences romantiques à la Tolstoï, Yulia Yanina s’inspire des vêtements traditionnels moscovite et mêle mousseline de soie et chaude fourrure. Il y a tout de même une touche rétro dans ses grands cols en gabardine blanche et un peu de la dorure des icônes orthodoxes dans certaines tenues.

Yulia Yanina, Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina, Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Yulia Yanina Haute Couture, automne hiver 2012-2013

Ulyana Sergeenko, quant à elle, va piocher dans l’histoire militaire de la Russie, avec ses petits soldats tout droit sorti d’un Casse Noisette. Outre les manteaux à la Romanov, elle rend hommage aux longues jupes en laine des milieux plus modestes, aux châles brodés et somptueux. La créatrice, également photographe, collectionneuse de mode et blogueuse reconnue, a son atelier à Moscou et a fait sa première apparition à Paris pour le défilé Haute-Couture d’automne-hiver 2012-13. Elle compte notamment Natalia Vodianova parmi ses meilleurs amies.

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Ulyana sergeenko automne 12-13

Des défilés pareils, ça ouvre un appétit de fourrures, de manteaux qui arrivent aux pieds, et de blouses fleuries, mais déambuler tous les jours dans Paris (je pense aux heures de pointe dans le métro) en tenue d’Anastasia me paraît une tâche ardue.

Alors, je me suis laissée tentée par un manteau en laine vierge bleue, doublée de soie noire, qui descend sous le genou. Il ne manque plus qu’un grand col en renard roux que je finirai sous peu et dès que la tenue sera fin prête, je la posterai !

Haute Joaillerie mon amour

J’habite Place Vendôme, je travaille des métaux précieux, je pare les reines pour leurs mariages. Qui suis-je ? La Haute-Joaillerie bien sûr !

 Là où les ateliers abritent les « petites mains », d’autres ateliers voient grandir « les mains d’or ». Les  univers de la Haute Couture et de la Haute Joaillerie cohabitent, s’inspirent mutuellement et sont des sources de créativité sans fond.

Récemment, Paris a connu une ébulition joaillère. La maison Van Cleef & Arpels a présenté aux Arts Décoratifs,du 20 septembre 2012 au 10 février 2013, plus de 400 pièces issues de son propre musée ou de collections particulières, des années 1920 jusqu’à nos jours. Organisée par décennies, l’exposition présentait les contextes historiques où sont nés de nouvelles générations de bijoux, les spécialités techniques de la maison, telles que le serti mystérieux, le collier zip, ou encore la montre cadenas.

Affiche de l'exposition VC&A L'art de la Haute Joaillerie

pièces VCA

Le catalogue de l’exposition « Van Cleef & Arpels, l’art de la Haute Joaillerie » aux éditions des arts décoratifs, présentent les minaudières des années 1920, les sautoirs Alhambra tels que portés par Françoise Hardy dans les années 1970, les clips de la duschesse de Windsor des années 1930 ou encore les parures de la princesse Soraya dans les années 1950. Il y a des gouachés de bijoux, des anciennes commandes, des photos de la famille Arpels et des pages et des pages d’une vision de la Joaillerie artisanale.

Les Arpels dans leur boutique à Deauville en 1935

A la rentrée 2012, sous la verrière du Grand Palais et une mongolfière signée Karl Lagarfeld, il y a eu la Biennale des Antiquaires qui a rassemblés les plus grands joaillers : Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Chanel, Dior, Harry Winston, Chaumet, Piaget, Bulgari, et une grande première, le créateur Hong kongais : Wallace Chan.

Le Grand Palais et la mongolfière de Karl Lagarfield

Harry Winston, collier montre plumes de paon

Harry Winston

Boucheron montre cygne

 Wallace Chan est un petit nouveau dans la cour des vieilles maisons, car la maison date de 1987 (!) . Il s’est vite forgé une réputation au sein de la joaillerie internationale grace à sa « Titanium Jewellery ». Chacune de ses pièces rime avec génie sculpteur, créativité folle et le mot « unique » prend tout particulièrement son sens.

Wallace-Chan_Brooch_Fluttery-Series_Whimsical-Blue-by-Wallace-Chan

Bague "Sonet of Love" - Wallace Chan

Bague « Sonet of Love » – Wallace Chan

WALLACE CHAN_BROCHE PAPILLON

Wallace Chan, boucles d'oreilles

Wallace Chan

Des créations actuelles mais aussi des pièces anciennes sur les stands des antiquaires spécialisés en joaillerie : dès pièces signées Lalique, des parures des années 1920, des pierres précieuses exceptionnelles et surtout, un mélange des arts artisannaux qui laissent pantois.

Van Cleef & Arpels, Bracelets 1920's

Tout autant de motifs, d’associations de couleur, de volumes, des plongée dans les décennies antérieures, qui inspirent lors de la création de vêtements. Parce que dans la famille de l’artisanat français, lorsque l’on demande la soeur de la Haute Couture, la Haute Joaillerie répond présente !

Tissus de Printemps

Comme un nouveau mois appelle de nouvelles créations, j’ai dû refaire le plein de tissus ce weekend.

Au programme : de la soie, du velours, et encore de la soie, et encore du velours. Certes, ça ne prépare pas le printemps, mais je suis restée plongée dans le numéro de l’Officiel des 1000 modèles Haute Couture automne hiver 2012-13, et il continue à m’inspirer.

Zuhair Murad m’a donné envie de transparence et de soie avec ses coupes légères et ses tissus riches en fleurs brodées.

zuhair_murad_couture_fall_2012 13

Valentino a joué avec le velours, des coupes qui rapellent les photographies des femmes turques du début du XXème siècle, et un savoir-faire ostensible.

valentino hiver 2012 2013 valentino hiver 2012 2013valentino hiver 2012 2013 3

Hier, je suis donc allée faire un tour dans mes magasins de coupons fétiches, près du Marché Saint Pierre et j’ai fait de belles trouvailles. Si ces adresses vous intéressent, je ferai vite un article sur les bonnes adresses de coupons !

J’ai trouvé deux velours : un velours bordeaux simple et un velour à motifs sur soie noire sublime. Ce velours sur soie accroche la lumière avec beaucoup de fluidité.

velours bordeaux

Velours sur soie

Velours sur soie fleurs multicolores

Et pour contrebalancer ces tissus hivernaux, j’ai choisi des soies transparentes de couleurs vives pour des chemisiers ou robes, à voir.

soie multicolore

soie verte

Je ne suis pas encore sûre de ce que je vais en faire, mais j’ai envie de robes très féminines, ceintrées, loin de mes modèles trapèze inspirés des 60’s. Et pourquoi pas des chemisiers à manches courtes, s’il me reste un peu de tissu. Je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour voir les créations finales !