Monet, Renoir, Chagall aux Carrières de Lumière

En redescendant d’un des plus beaux villages de France, les Baux-de-Provence, on tombe sur les Carrières de Lumière. En plein coeur des Alpilles, à quelques minutes de Saint-Rémy de Provence, ces anciennes carrières romaines rendues célèbres par Jean Cocteau sont désormais le cadre de superbes spectacles visuels.

La transformation des carrières a commencé en 1959 quand Jean Cocteau a décidé d’y tourner le Testament d’Orphée et le site a depuis continué à accueillir des spectacles audiovisuels.

carrières de lumière

Depuis 2011, la ville des Beaux de Provence a délégué la gestion de ces Carrières du Val d’Enfer à CultureEspace qui a complètement remanié la qualité des spectacles visuels.

Désormais les tableaux de peintres sont mis en mouvement en en musique, et les programmations principales sont accompagnées de petits films clôturant le spectacle.

La programmation change une à deux fois par an, et les murs haut d’une quinzaine de mètres se couvrent d’images qui évoluent comme un vieux film muet. La musique et la grandeur du site nous embarque dans les toiles de maîtres, et les scénaristes mettent toujours en scène ces tableaux de manière formidable, parfois en animant seulement un ou deux personnages.

Cette année, du 8 mars 2013 au 5 janvier 2014, vous pouvez voir Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée.

Carrières de Lumière - Renoir - Impressionistes

Carrières de Lumière – Renoir – Impressionistes

Carrières de Lumière

Les univers de chaque peintre convergent vers la Provence, sa lumière, ses pins tournés vers la Méditerranée. Ce spectacle nous présente tour à tour les Impressionnistes, les Fauves, Pierre Bonnard, Raoul Dufy, en finissant sur l’univers féérique et tourmenté de Marc Chagall.

La musique, choisie par Luca Longobardi, passe de l’ambiance des déjeuners sur l’herbe aux valses trépidantes des tempêtes en mer. Le spectacle s’ouvre sur un hommage à la Marseille du XVIIIème siècle peinte par Joseph Vernet.

Puis ce sont les rouleaux marins et les façades de bord de mer baignées de soleil.

Carrières de Lumière

Carrières de Lumière

On va et vient dans cette immense surface plongée dans l’obscurité. Parfois c’est le sol sous nos pieds qui s’illumine et se met en mouvement, parfois ce sont les enfants qui s’amusent à faire des ombres chinoises.

Carrières de Lumière

Carrières de Lumière

Les Carrières de Lumière

Succède aux baigneuses fauvistes l’intimité de Pierre Bonnard. Ses scènes intimistes où l’on voit sa femme, perpétuellement prise comme modèle, les natures mortes et les intérieurs tranquilles.

Raoul Dufy amène ensuite des couleurs vives et les tableaux se construisent étape par étape sous nos yeux. D’abord des tâches de couleurs, puis les traits noirs, épais, et enfin les détails. Les palmiers qui s’animent.

Carrières de Lumière - Pierre Bonnard

Et c’est Marc Chagall le dernier qui nous emporte chez lui, loin de son village natal d’Europe de l’Est, mais toujours plus loin dans sa conscience fantastique. Sa femme apparaît toujours en mariée dans des ciels de nuit, et les scénaristes ont pris soin d’animer son voile blanc qui flotte derrière elle.

Les Carrières de Lumière  - Marc Chagall

Les Carrières de Lumière – Marc Chagall

Les Carrières de Lumière  - Marc Chagall

Les Carrières de Lumière – Marc Chagall

Le spectacle coûte 9.50 € ou 7.50 € pour les tarifs réduits sur présentation d’un justificatif (étudiant, demandeurs d’emploi, groupe de 20 personnes, etc.), et vous pouvez avoir toutes les informations nécessaires à cette adresse :  http://www.carrieres-lumieres.com/fr/home

J’ai fait Gauguin et Van Gogh en Provence l’année dernière, et je ressors encore cette après-midi des Carrières des paillettes plein les yeux. Et dès que je rentre sur Paris, promis, je vais voir l’expo Chagall !

En attendant, si vous avez la chance de passer dans ce beau pays, ce lieu vaut vraiment le détour. Sans parler des Baux de Provence  à 200 mètres qui surplombent les Alpilles, les champs d’olivier et les masets en vieille pierre dans les champs.

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La Fripe c’est chic !

Ce weekend avait lieu une édition de la Saperie Fine !

Qu’est-ce que c’est la Saperie Fine ? C’est une friperie itinérante qui ouvre ses portes une fois par mois à Paris, à chaque fois dans des endroits différentes. A l’initiative d’une styliste qui va chiner des pièces à NY, à Londres et dans d’autres capitales d’Europe, la Saperie Fine propose des pièces très vintage, très chouettes et très abordables !

La Saperie Fine

Et comme si ça ne suffisait pas, la Saperie Fine avait loué pour ce weekend les murs de la Cartonnerie, une ancienne tannerie dans le onzième arrondissement.

Comptez entre 5€ et 50€ en moyenne pour les vêtements homme et femme, bijoux, accessoires, coussins…

Je vous tiendrai au courant de la prochaine Saperie Fine =)

L’endroit était génial, avec sa cour intérieure, ses grandes baies vitrées, son ambiance à mi-chemin entre l’architecture Eiffel,  cabane en bois et loft urbain. Je ne parle pas des plantes vertes un peu partout qui nous faisait oublier qu’on était à Paris, le papier peint des années cinquante bleu clair, avec de grosses fleurs, et le bar mythique derrière la cour intérieure.

La Saperie Fine

J’ai craqué pour un petit pull manche courte avec un imprimé à fleurs jaune citron, vert et orange, et j’ai aussi emmené dans mes bagages une petite veste en lainage rose, avec encolures et détails sur le bout des manches en crochet bleu foncé… très vieille dame anglaise.

La Saperie Fine

Petit zoom sur ce lieu magique, la Cartonnerie est devenu un lieu que l’on peut louer pour de l’évènementiel avec ces 450 mètres carrés atypiques, au 12 rue Deguerry; Pour ceux qui veulent en savoir plus :  http://www.lacartonnerieparis.com/

La Cartonnerie

Vive le Printemps !

Je n’ai pas vocation à devenir Miss Météo, et je sais qu’il faut encore quelques jours avant le 21 mars, mais c’était trop bien de pouvoir travailler les fenêtres ouvertes aujourd’hui !

Et d’avoir le soleil qui vous réchauffe le visage au moment de la pause déj. Alors quelques images de couleurs sans grande prétention pour accueillir les rayons du soleil !

Collection Voikukka, Marimekko

Collection Voikukka, Marimekko



Faire un col en renard en 2 heures

J’avais une soirée assez tristoune en perspective, avec un film à la télé, une tasse de thé et un paquet de gâteaux, mais rien de très folichon.

Alors j’ai eu envie de faire quelque chose d’un renard que j’ai acheté fin janvier pendant les soldes des Coupons St Pierre. J’ai donc fait un col avec ce renard roux superbe en 2 heures, et j’ai pris pleins de photos à chaque étape pour celles et ceux qui seraient intéressés !

Pourquoi un col en renard ? Parce c’est à la mode ? Parce que c’est magnifique sur un manteau version Emilio Pucci ? Ou aussi parce qu’il n’y a rien de plus chaud que la vrai fourrure ?

col

La bonne nouvelle, c’est qu’il ne faut pas beaucoup de matériel et que c’est assez rapide si on sait se servir d’une machine à coudre.

frise

La liste de fourniture est simple comme bonjour : des ciseaux, une règle, un bouton, un bout de ruban (de 6cm),  une peau

Avant de commencer quoi que ce soit,  je vous conseille de lire chaque étape en entier.

1ère Etape : le traçage

Pour faire un grand col, découper 2 rectangles de 8cm x 65cm. Tracer directement sur la peau, au feutre, ces rectangles, puis découper.

Astuce : pour savoir quelle longueur vous souhaitez, découpez d’abord le rectangle dans du papier à patron, et essayez le pour vous rendre compte de l’effet que cela donne sur vous.

Col renard étape 1

2ème Etape : la découpe

Astuce 2a: il faut, au fur et à mesure de la découpe, enlever les poils qui autrement vont vite tapisser votre espace de travail. Et voilà un de vos rectangles de peau prêt ! Il ne reste plus qu’à faire le deuxième.

Col renard étape 2

Astuce 2b : pour que la couture soit par la suite plus facile, je vous conseille de « raser » les poils sur le bord de la découpe sur 5 mm. Le mieux est de les couper à raz avec des ciseaux. Le but est de dégager un bande de 5 mm de peau uniquement, en enlevant les poils au maximum, pour que les couches à coudre soient ensuite moins épaisses.

Col renard étape 3

3ème Etape : la couture de jointure

Vous allez ensuite joindre bord à bord, envers contre envers (côté fourrure donc) les deux rectangles, en faisant attention à associer au mieux les couleurs pour que l’on voit le moins la jonction.

1/ Piquez d’abord avec des aiguilles les deux rectangles.

2/ Cousez ensuite à la machine et faites une deuxième couture de solidification (en zig-zag)

Col renard étape 4

Vous devez avoir à présent un rectangle d’une taille de 8 cm x 130 cm côté peau. Côté fourrure, il est normal que les dimensions soient plus grandes, avec l’épaisseur des poils. Prochaine étape, la doublure…

4ème Etape : Découper et monter la doublure

Il va falloir dessiner un rectangle dans un tissu de votre choix, de la même taille : soit 8 cm x 130 cm. N’oubliez pas de découper en laissant un écart d’ 1.5cm.

J’ai choisi un lainage écru et beige avec des motifs discrets.

1/ Découpez le rectangle de tissu

Astuce 4a : tracez au feutre votre rectangle sur le côté apparent du tissu (le côté qui se verra, à l’intérieur du col), avec 1cm de par et d’autre de votre rectangle de peau, soit au final : un rectangle de 10 cm x 132 cm. L’intérêt est de voir les limitations de votre rectangle tissu au moment du montage (au moment d’assembler les tissus avec des épingles), et les limitations de votre rectangle peau, en même temps. Le montage sera donc plus facile.

Col renard étape 5

2/ Superposez les deux rectangles (peau et tissu) comme montré sur l’image 2, envers contre envers (c’est à dire : côté apparent extérieur contre côté apparent intérieur, ou encore côté poils contre côté tissu que l’on veut voir).

3/ Montez avec des épingles comme montré sur image 3 et 4.

Il est important de monter les deux rectangles sur toute la longueur car si on coût directement, sans avoir fait le montage au préalable, on risque d’avoir une très mauvaise superposition au final. En effet, la peau est souple et donc bouge beaucoup quand on la travaille.

5ème Etape : Coudre la doublure

1/ Une fois les deux rectangles montées envers contre envers, cousez sur 3 côtés. Laissez ouvert un bout. Faites une première couture simple à 5mm du bord. Puis une deuxième couture de solidité, pour éviter que la doublure ne s’effiloche, en zig zag.

Naturellement, le trait de feutre doit dépasser de la peau sur 1 cm de chaque côté, puisque vous avez ajouté 2cm au rectangle de tissu, par rapport au rectangle de peau.

2/ Quand les deux coutures sont faites, retournez très délicatement l’ensemble comme une chaussette par le bout laissé ouvert.

3/ Le résultat devrait être propre comme sur la photo 3. Sur le bout cousu, placer un bouton.

Col renard étape 6

6ème Etape : Finition du bout ouvert

1/ Fermez le bout ouvert en rentrant les bords, et en faisant une couture apparente. Au préalable, faites une boucle avec votre bout de ruban, adaptée à la taille de votre bouton, et placez-là entre vos deux rectangles avant de coudre.

2/ Comme la couture est apparente côté tissu, elle l’est aussi côté poils, et donc, elle trace un sillon dans les poils. Pour y remédier, il vous suffit de libérer les poils délicatement avec une aiguille ou une épingle en les tirant de sous les points de couture. Ebouriffez un peu les poils, jusqu’à ce que la couture disparaisse comme sur l’image 3.

Col renard étape 7

Tadam !

Col renard résultat !

Klaus Haapaniemi, Designer Finlandais pour Iittala

Après Maija Loukari, pour Marimekko, je voudrais pour présenter un nouveau designer finlandais qui travaille pour la maison Iittala. Iittal est une entreprise finlandaise d’arts de la table et d’objets en verre, créée en 1881. A l’origine, cette entreprise fabriquait des … Lire la suite